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Qu’apprend-on en expatriation ?
Communiqué de presse de notre partenaire Expat Communication (Juin 2024)
Expat Communication, expert de l’interculturel et de l’accompagnement à la mobilité internationale, dévoile les résultats de la deuxième enquête de son Baromètre 2024, réalisée en ligne auprès de 2428 expatriés, du 15 avril au 10 mai 2024.
Pour son dixième anniversaire, le baromètre d’Expat communication propose, au travers de quatre enquêtes, de faire le « tour de l’expatriation », d’en comprendre les différentes facettes et d’analyser les nouveaux ressorts de la mobilité internationale.
Cette deuxième enquête explore en particulier la question des apprentissages en expatriation : comment change le regard sur le pays d’origine ? Comment se forme-t-on ? En quoi change la façon de travailler ?
Quelques éléments de réponse ci-dessous.
Comme dans chaque enquête, un point d’abord sur le moral des expatriés.
Le niveau de moral du panel, sondé chaque trimestre, se stabilise à 71% en avril 2024, et affiche comme dans les périodes précédentes, un écart de quelques points entre les hommes et les femmes : à 73% et 68% respectivement.
L’étude mesure également le moral selon les différents statuts d’expatriation
- les retraités caracolent en tête avec un moral à 73%
- les conjoints et les aventuriers ne dépassent pas les 67%
L’enquête d’avril 2024 révèle en outre l’incidence du retour d’expatriation sur le niveau de moral, qui chute à 64% pour les expatriés de retour ou en transit.
Pour mémoire, les résultats de février avaient déjà mis en lumière l’impact de l’absence d’activité professionnelle sur le moral. Si l’on conjugue les deux effets, retour et recherche active d’emploi, le niveau de moral chute à 46%.
L’expatriation influence durablement la perception du monde et en premier lieu le rapport aux autres.
Même si l’exposition aux différentes cultures est grandement facilitée, notamment grâce aux réseaux sociaux, l’expatriation permet l’expérience la plus aboutie de la rencontre avec l’autre, et une remise en question de son modèle. Comme l’attestent les chiffres de la dernière enquête, le rapport aux autres est de loin le domaine où l’on apprend le plus lorsque l’on vit à l’étranger (71%), suivi du rapport au travail et du rapport au temps.
Le rapport à la santé/ à la médecine est également questionné par l’expérience de l’expatriation (32%). Cela témoigne de la forte culture du soin en France et du choc réel que vivent les expatriés quand ils sont confrontés à d’autres cultures de la santé, qui ont souvent une approche beaucoup plus commerciale et bien moins universelle que celle de la France.
La perception du système de santé français s’améliore nettement lorsque l’on vit à l’étranger. Quant aux habitudes de consultation, elles ne varient pas tant en termes de fréquence mais plutôt en termes de type de soins/ de médecine recherchés.
44% des expatriés donnent une note de 5/5 quand on leur demande d’évaluer la générosité du système de sécurité sociale français par rapport au système de santé local et le score de l’ensemble des répondants est de 3,9/5.
Si la fréquence de consultation reste inchangée lorsque l’on vit à l’étranger (qu’il s’agisse des consultations sur place ou des téléconsultations, qui, incidemment, ne concernent que 47% des répondants), le recours à des médecines alternatives concerne quand même plus d’un tiers des répondants, notamment parmi les femmes (44%). L’ostéopathie est particulièrement en vogue, et sans surprise, la médecine chinoise et l’acupuncture sont plébiscitées en Asie (médecines 1,5 à 2 fois plus pratiquées par les expatriés dans cette région que dans le reste du monde).
La formation reste avant tout un moyen de développer ses compétences techniques dans son domaine d’activité professionnel. Les conjoints sont les plus nombreux à suivre des formations en expatriation.
42% des répondants et 55% des conjoints ont suivi une formation en expatriation, mais avec des objectifs différents. Le panel des répondants privilégie les formations pour développer son domaine d’expertise tandis que les conjoints favorisent l’apprentissage de la langue du pays. Les conjoints sont également deux fois plus nombreux que le panel à suivre des formations dans les domaines de l’enseignement/FLE et en coaching.
La culture du diplôme demeure très présente. La reconnaissance du diplôme est le premier critère de sélection d’une formation ou d’un cursus d’études à l’étranger.
L’apprentissage des langues est également l’un des grands atouts de l’expatriation. La part des répondants qui ne parlent pas du tout la langue du pays baisse de deux tiers grâce à leur séjour en expatriation et le nombre d’expatriés bilingues triple. Comme mentionné précédemment, la formation linguistique est la première formation des conjoints et la deuxième pour l’ensemble du panel.
Enfin seules 29% des formations sont en distanciel, en baisse par rapport à 2021 (33%).
Les défis des collaborateurs en expatriation concernent avant tout la gestion de l’équilibre vie professionnelle/ vie personnelle et la capacité à construire de la confiance.
Une étude précédente du baromètre avait montré l’augmentation de la charge mentale pour les collaborateurs expatriés et cela se retrouve dans les difficultés rencontrées : plus d’un tiers des collaborateurs rencontrent des difficultés à concilier vie professionnelle et vie personnelle. « Construire la confiance » en milieu professionnel est également pointé du doigt comme l’un des défis majeurs des salariés expatriés.
Réalisé par Expat Communication, en partenariat avec April International, Banque de France, Carrefour, la Caisse des Français de l’Etranger, et Globeducate.
